HISTORIQUE

Le premier carillon (1749)

carillonLe premier carillon de Saint-Pierre datait de 1749. Il avait été construit par un horloger nommé Louis Simon, qui remplissait en même temps les fonctions de marguillier. Une convention passée en date du 13 novembre 1748 entre la Chambre des Comptes et Louis Simon stipulait que le construc-teur s'engageait à faire une grande horloge destinée à être posée au temple de Saint-Pierre : l'horloge devait sonner régulièrement les heures, les demi-heures et les quarts d'heures.  A l'horloge, serait adjoint un carillon, composé de sept airs différents, un pour chaque jour de la semaine, lequel précéderait la sonnerie des heures.
Les airs primitifs furent empruntés à la musique italienne, alors fort en vogue. Mais plus tard on adopta de nouveaux airs : à l'époque de la Révolution, le carillon fut monté sur l'air de « Ca ira » et celui de la « Carmagnole ».


Ce carillon était une véritable boîte à musique comportant huit timbres accordés en mi majeur et allant du si au si. Des marteaux, mis en mouvement par les chevilles, fixées sur le cylindre, frappaient les timbres.
Vers 1830, soit qu'il ait été détérioré ou considéré comme inutile, le carillon fut abandonné.
Mais tout le monde ne partageait pas cette antipathie contre le carillon, car par testament, M. Gabriel Gallot, négociant en draps, décédé le 13 avril 1849, faisait un legs au Consistoire de Genève, à charge par ce corps de faire réparer et rétablir le carillon de Saint-Pierre.


Pensant que le nouveau carillon, une fois refait, deviendrait la propriété de la Ville de Genève, qui demeurerait chargée de son entretien, le Consistoire se mit en rapport avec  le Conseil administratif qui accepta ses offres tant pour la réception du carillon une fois restauré que pour la charge de l'entretien, moyennant  qu'une somme de fr. 3000.- fût versée une fois pour toutes dans la caisse municipale.
Le carillon fut donc restauré et reçut un cylindre neuf avec changement d'air automatique;  il jouait le « Ranz des vaches », le « Cé qu'é lainô », l'air du « Devin du village » et le « Petit chaperon rouge ». Le carillon recommença  à  sonner le 12 décembre 1850 et fut remis à la Ville le 9 janvier 1852.

En 1897, une nouvelle réparation sérieuse s'avéra nécessaire et le carillon joua pour la dernière fois dans l'ancienne tour le 25 juin 1897. Descendu en atelier puis complètement nettoyé et remis à neuf, le carillon fut remonté dans la nouvelle flèche de la Cathédrale et recommença à fonctionner en 1899.